jeudi 6 décembre 2007

2000 km

C'est a Chilecito a l'ouest de la Rioja que je passe les 2000 km. Toujours la forme malgre le vent et la chaleur. Cela fait une dizaine de jour que je me leve a 4h30 du matin pour devance ces forces de la nature.

Le vent ici est un geant qui s'exprime dans toute sa splendeur assez tardivement. Cependant il nous surprend toujours.
Dans le parque de Talampaya par ex, il souffle jour et nuit.
D'autre part je n'ai pas remarque qu'il venait plus du nord. Toutes les directions lui conviennent.
Au loin dans la pampa il faconne des tourbillons de sable d'une hauteur impressionnante. Sur la piste qui nous mene a Paconchillo, un grand tourbillon me prend par surprise et entoure mon velo. Mais il ne fait que passer. Par jeux, je lutte et arrive a rester debout sur mon velo. Je me retourne hillarde, le point leve pour exprimer a Juanito ma victoire. Mais celui ci n'a rien vu car il a du sable plein les yeux. Dommage, moi qui voulais l'impressionner...

L'ete arrive a grands pas et le mercure monte! Je suis oblige de poser mon chapeau sur le compteur lors des arrets en peine chaleur, sinon c'est le beugage assure. Par 2 fois je l'ai vu en etat de crise! Mais pas de panique, il se remet en marche des qu'il est un peu plus au frais.
Nous arrivons a rouler jusqu'a 2h de l'apres midi.
L'eau ne suffit pas pour se desalterer, a mon gout. Un bon coca bien frais ou une bierre locale fait mon affaire.
La sieste est un exercice ardu. Tout arret est sujet a encore plus de chaleur ressentie. Cette patie du corps qui est en contacte avec le sol ne respire pas et vous engloutie dans une pesanteur collante...Je prefere me mouvoir tranquillement pour aller me rafraichir, arranger les affaires du jour, visiter le nouveau lieu d'arrivee et parler avec les quelques personnes qui se trouvent la.

Nous donnons donc nos premiers coups de pedales des que le soleil apparait.Le compteur affiche 06h. Nous avons en effet besoin d'au moins 1h30 pour nous preparer. Il fait frais et la route est facile. Comme dans un reve je vois des animaux traverser la route; un grand vol de perroquet qui semble vouloir nous accompagner; des enfants vetus de blancs qui s'en vont a l'ecole. Des mains se levent et a mon tour je les salut discretement comme pour m'excuser de ne faire que passer.

Hasta luego los compagneros por los 3000km!

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