vendredi 8 février 2008

Buenos Aires.

Buenos Aires entre modernité et tradition.

La pose café!



Le parc Botanique un dimanche après midi.




Une rencontre avec des amis Servas.
Un grand merci pour tous ces bons moments en votre compagnie!




Puerto Madero, un quartier riche et récent.

Nous apréhendons une chose: le retour de la chaleur. Mais non, un leger vent du sud rend les choses tout à fait acceptable. Ouf!
Pour une dernière fois nous sortons les vélos du bus. On est devenu les rois du démontage et de l'empaquetage des vélos. Quatre mois après ils sont toujours en parfait état. Nous avons une semaine devant nous pour les proposer à la vente.
Nous posons nos petites affaires dans un hostel d'un des quartiers aisés de la capitale puis nous irons visiter La Boca, San Telmo, Puerto Madero. Je vois des demeures "belle époque", des grandes tours modernes et des immenses avenues. Mais il a aussi de mauvais immeubles aux climatisations défectueuses qui raffraichissent le piéton par un goute à goute continue; de la végétation qui fissure les murs de la ville, des fils electriques à l'enchevètrement incroyable; des "cartonéros" qui survivent grâce au tri des déchets.
Nous visitons des musées, la grande demeure privée du colonel La Paz, le cimetière de la Recolleta. L'influence européenne est trés maquante. Les Argentins sont trés fièrs de montrer leurs richesses européennes aux petits Français que nous sommes. Et moi, je suis ravie des quelques rencontres que je peux faire encore.
Naty vient diner ce soir à l'hostel. Nous plaisantons mais elle nous parle aussi des problèmes de son pays. Elle veut que nous sachions que Buenos Aires c'est aussi le 1/3 monde aux portes de la ville; des quartiers où l'ont vit et meurt sur le troitoire, un système de santé déplorable qui a tué son enfant... Elle voudrait me montrer tout cela et me parle de sa vie qu'elle garde enfouie au fond d'elle.
Nous rentrons en contact avec une famille Servas. Demain nous allons faire du vélo ensemble. Je suis ravie. Puis on se revoit pour un restau quelques jours plus tard. Ils nous aurons invités à chaque fois. Nous sommes bien sûr gênés mais bien bien content de faire aussi la connaissance d'Adrien qui ne cesse de nous faire rire.
Au jardin botanique, nous marchons au rythme des gens du dimanche. Puis je m'assoie sur un banc pour profiter quelques minutes encore de cette agréable atmosphère. Hugo, un large sourire, de belle prestance et une canne à la main me demande:"puedo compartir el banco?". " "Con placer" lui repondis-je. Et me voilà parti dans une longue conversation. il me raconte sa vie, le vie du pays. Comment il s'est parfaitement intégré comme imigrant Italien. Une heure que je suis sur ce banc avec lui me paraissent cinq minutes. Ces tableaux que j'admirent dans les musées prenent alors vie et s'animent. " Vas a venir manana por la tarde a las tres, soy aca todo los dias?"
Un jour avant mon départ, bétina voudrait me montrer l'hôpital où elle travaille. Peut-être m'appellera t-elle. Naty veut m'inviter chez elle. le carnaval dans les rues de Buenos Aires va commencer. La ville en guise d'au revoir ne cesse de me donner des RDV. Mais Vérito doit redevenir Véronique pour un autre jour peut-être faire un autre voyage.



Retour sur Buenos Aires avec arrêt à Puerto Deseado.












Maintenant c'est du bus, que du bus et rien que du bus. 48h pour rallier Buenos Aires. Comme nous avons du temps nous projettons un arrêt sur la côte à Puerto Déséado.
Avec une équipe trés sympathique d'Espagnol et d'Argentin, nous tentons une expédition à l'îles des pingouings. Ils sont des centaines à vivre là sur cette île presque inaccessible. Nous marchons au milieux d'eux en essayant ne serait ce que quelques heures de les apprivoiser. Etrange mamifère marin parfois agressif mais qui aime se construire une famille. On nous explique que le mal reste fidèle toute sa vie à sa femme. L'un et l'autre prennent soin à tour de rôle de leur progéniture. Mais attention, il ne faut pas l'embêter ou lui piquer son territoire, sinon c'est lui qu vous pique et vous remet à votre place.
Un peu plus loin une plage est réservée aux lions de mer. Eux aussi ils se défendent et peuvent même combattre jusqu'à la mort.
Quelques cadavres d'animaux ça et là parsèment le sol et cotoie la vie de tous ces animaux.
Il y a aussi des cormorans, des mouettes océaniques à ne pas confondre avec leurs cousines côtières.
Nous profitons de la côte avec nos vélos. J'essaye de me défouler car bientôt je vais encore dans un bus pour un long et dernier trajet.
En fait les bus en Argentine comme au Chili sont tout confort. Donc c'est du repos essentiellement. Vous pouvez choisir un semi cama ou carrément un cama. Cette fois ci on se la joue confort. Les repas sont presques toujours compris à bord. Là on a même droit à des haltes restaurant. Wouah!
Depuis Ushuaia le bus c'est pour moi l'occasion de rencontre. Avant d'arriver à Buenos Aires, Naty me laisse ses coordonnées car il faut à tout prix qu'on continue à se voir.



La tierra del fuego.

Ushuaia
Le parc national aux portes de la ville!


Le glaciar Martial, qui surplombe la ville touristique.

La traversée en zodiac pour sortir du bout du monde!


Puerto Williams
L'attente désespérée d'un bateau à voile!




Vue du port de tourisme






Les forêts de l'apocalypse!





Point de vue sur la fin de notre voyage...


Dans ces villes du bout du monde, sur une même journée on peut rencontrer les 4 saisons. Pour nous c'est beau temps en permanence. Il fait frais, voilà tout.
Puerto Williams c'est tout d'abord l'accueil chaleureux de Paty dans son hospedaje et le plaisir de retrouver les amis du transbordadora.
Puis on se balade dans des forêts bien étranges. C'est que la végétation est malmenée par le rude climat. Arbre noir déracinés, couchés, s'encastrant dans les branches et troncs voisins. Equilibre instable et grinçant. Parfait décors pour se faire peur ou imaginer la vie des gnomes, troll ou autres lutins. Ici la vie est plus forte que la terreur et les forêts sont bien vertes . le sol est bien souvent boueux, spongieux. Un grand torrent que l'on longe puis que l'on traverse nous sert de repère à nos randonnées hasardeuses et cahotiques.
Puerto Williams, ville la plus australe représente la vraie fin de notre voyage. En allant à Ushuaia nous amorçons tranquillement le retour.
Le canal de beagles est une voie de passage stratégique. Faire cette traversée ce n'est pas simple du tout. Le conflit entre le Chili et l'Argentine des années 70 sur cette zone laisse encore des souvenirs. les voiliers ne veulent pas être assimilés à des charters et craignent des sanctions. Les traversées officielles sont très chers. Mais il faut bien sortir de ce bout du monde. alors un beau matin nous voilà embarqués dans un zodiac qui nous propulse dans la touristique ville d'Ushuaia.
A Ushuaia on essaye de profiter des alentours en allant au glaciar Martial et en se promenant dans le parc naturel. Nous allons surtout rencontrer une petite famille:Nicolas et Nathalie avec leur petite fille qui se préparent pour 6 mois de voyage à vélo à travers l'Amérique Latine. Comme pour beaucoup, départ trés difficile et énormément d'inquiétude. Nous les rassurons de notre mieux; nous qui finissons maintenant nous allons suivre leurs aventures pas à pas.
Tout comme Puerto Williams il est difficile de partir. Après avoir essayé toute une matinée de trouver un camion nous prenons une réservation pour partir en bus 2 jours plus tard.






Vous avez dit ferry?





L'été la ville de Puerto Natales vit au rythme des touristes qui vont et vienent par bus et bateau. Certains vienent de Puerto Montt à bord de grands bateaux tout confort. Nous, c'est un petit ferry transportant tous types de marchandises qui nous accueille pour cette traversée mille fois rêvée pour aller à Puerto Williams. Nous, ce n'est pas uniquement Vérito et juanito. C'est aussi 22 autres compères. Et sur le bateau ça sent bon l'Italie avec Carlota et Fréderico. Mais il y a aussi 4 Chiliens, 2 Argentins enigmatiques, 2 allemands bien discrets et des joyeux navigateurs français. Et c'est ici que je fais la rencontre avec un collegue Servas: Eric Picheral. Incroyable non?

Tout d'abord, l'accueil nous semble un peu ruste. C'est que ce bateau qui circule toute l'année n'a pas la vie facile. Les hommes au fil du temps se sont endurci. Et lors du départ il faut aller à l'essentiel...On n'ose donc trop rien dire dans ce petit compartiment qui nous ai dédié. Nous engloutissons un vulgaire sandwiche jambon fromage avec un peu de café pour ceux qui sont arrivés à l'heure. Puis l'ambiance se détend. je fais connaissance avec tout le monde devant des paysages particuliers. Pour aller à Puerto Williams nous allons emprunter le canal de Magellan puis le canal de Beagle. Nous rencontrons des îlots un peu partout assez austères ainsi que des langues de terre. Le ferry se faufile avec précision. Bon pas de crainte ils ont l'habitude et le ferry est tout en acier...Puis nous rencontrons des falaises, des mini montagnes aux creux desquelles se nichent des glaciers qui tombent dans la mer. En les approchant, la couleur de l'eau change subitement et devient blanchâtre. C'est l'eau glacière. L'air devient alors plus frais encore. On se couvre pour rester sur le pont et regarder encore. Etre là tous ensemble, ici pour voir, c'est ça qui compte.
Ce voyage je ne voudrai pas le voir finir si vite. L'atmosphère est devenue vraiment sympathique et notre cuisinier a fini par nous faire de bons petits plats que nous prenons 4 par 4 dans la petite salle à manger du ferry. Cette deuxième nuit est tout comme la première un peu difficile. Nous sommes assis dans des sièges un peu étroit. En pleine nuit, on accoste au milieu de nulle part. Je pense tout d'abord à un incident technique car j'entend des cris, une alarme. Mais dans ce lieu, un homme descend puis un autre monte. Enigme. Grand bruit de moteur avec marche arrière et on repart. Comment font-ils pour naviguer de nuit dans ce décors? Mystère pour moi.
A 6h, je me déplie doucement hors de la cabine et découvre les lumières de la côte. Dans peu de temps nous allons arriver à Puerto Williams. 7h on arrive. On est accueilli par l'armée et à 8h on débarque pour de nouvelles aventures.

mercredi 16 janvier 2008

Le thon c'est bon...


mais en boite de conserve c'est la crise! vivement ce soir pour un meilleur repas.

Le parc Torres del Paine.




Le Perito Moreno




Les nouvelles bequilles


Juanito installe les magnifiques doubles bequilles que nous venons de recevoir dans le merveilleux colis familial a Puerto montt.

Un grand merci.

La remorque en bois!




Grace a son plateau en bois de frene cette remorque a ete d'un confort incroyable sur ces mauvais ripio de Chili et d'Argentine.

Mais je crois bien que la, elle en a un peu trop fait.

Ici pas de probleme tout se repare!Une bonne plaque en fer va lui donner une nouvelle solidite. Par contre je perd en souplesse...


Les bus-bateau-velo

Nous continuons notre progression vers le sud grace a l'aide des bus. J'aurais pourtant bien voulu accomplir la totalite du parcours en velo mais j'ai principalement sous estime le temps necessaire.
Les velos nous permettent de rayonner dans les divers sites ou nous nous etablissons: Calafate, Puerto Natales, Punta Arenas et bientot Puerto Williams grace a une croisiere en bateau de trois jours.

Le parc Torres del Paine.

C'est le royaume de la randonnee pedestre. A peine arrives a Puerto natales nous louons chaussures de montagne, batons et sacs a dos.
Voici encore une premiere pour Juanito! Decidement...Les sacs a dos sont lourds car nous partons pour quatre jours en autonomie complete.
Etonnant paysages de moyenne et haute montagne alors que nous progressons a basse altitude aux alentours de 1000 m. Nous longeons de grands lacs aux couleurs emeraudes tout en contournant les trois tours du parc. Nous observons aussi de beau glaciers aux creux des montagnes. Il pleuviote entre deux eclaircies et il ne fait pas froid. Le vent se dechaine parfois- impressionant. Nous sommes la devant les manifestations du rechauffement climatique. Derriere la bonne humeur constante, on devine une reelle inquietude. Nous mettons de la creme solaire meme sous les nuages.
La randonnee apres le velo c'est dur dur et au bout du troisieme jour, nous adoptons la demarche des pingouing. Clopin, clopant mais super content nous rendons notre mediocre materiel de location...

Le glacier Perito Moreno.

Massive avancee de glace dans le grand lac Argentina. Ce monstre blanc auc reflets celeste se deplace de 3m par jour. Dans un fracas sonore, des blocs tombent dans le lac. Le glacier craque, explose pour devenir plus blanc-bleu. Des veines devoilent la superposition des couches glacieres. Au loin le glacier parait sans fin. Il se perd dans les hauteurs. 250km carre!

Haut la main!

Nous y voila enfin, apres 17 jours de soin quotidien la main de Juanito est completement cicatrisee. Cette belle entaille en L de 5 cm de long et d'1/2 cm de profondeur dans la paume de la main nous a bien preoccupee. La qualite des bandes et des compresses que l'0n peut trouver en pharmacie est bien le signe du manque de moyen dont dispose le systeme de sante. L'hopital publique dispose de tres bons medecins. Cependant le materiel ainsi que les possibilites d'examens complementaires manquent. D'autre part les locaux sont delabres...

A table Juanito!

Au nord du Chili, on mange bien mais ce n'est pas l'opulence. La viande est difficile a trouver. Quelques fruits et legumes...On consomme des avocats tous les jours. C'est le beurre, la richesse du pays. Ils sont tous bons, verts et gouteux a souhait. A Putre, notre amie Daria a tout de suite compris nos besoins energetiques et nous a beaucoup gate. Elle nous comble aussi de nourriture spirituelle!
Passe en Argentine et plus au sud a San Juan, les fruits et legumes sont la en abondance et on en profite. En repassant au chili, plus au sud on trouve du bon jambon et du bon fromage. De part nos exigeances, nous comprenons bien notre specificite Francaise...Le Chocolat c'est a partir de Bariloche qu'on se leche les babines et qu'on vide son portefeuille par la meme occasion.

Nous allons peu au resto. Une veritable institution dans ce voyage: LE RESTO VERO.
En camping, je cuisine dans des gamelles inox et avec un rechaud a essence MSR 100 pour cent Gringo! Juanito souligne aussi en fluo sur le guide les auberges ou l'on peut cuisiner car le resto vero, il n'aime pas, il adore!
Le matin, nous prenons le temps d'un bon petit dejeuner fait d'une potee d'avoine ou de semoule aux fruits du jour. Pour varier je peux rajouter de la cannelle, du chocolat ou de la vanille. Tous les jours une petite nouveaute pour ne pas se lasser. Cafe au lait pour Juanito et the pour Verito. Puis encore du the pour tous les deux. Et ainsi nous galopons nez au vent une bonne partie de la matinee.
Le pique nik est bien la chose la plus ardue a preparer. C'est la que l'ennuie pointe son nez. L'offre des boites de thon est plethorique et on en ai arrive au stade de l'ecoeurement.Les lamelles de fromage sans gout vous inspire la plus profonde indifference...Les tomates, to ma te on connait ca tres bien. Cependant depuis le debut du voyage elles changent de forme et deviennent de plus en plus grosse au fur et a mesure de notre progression.Tant mieux pour elles, pas nous...
Bon ce n'est pas grave on se rattrape sur le repas du soir. Quand on peut, Juanito nous fait une flambe et nous grillons de la viande et des legumes. Comme tout le monde ici, c'est ce qu'on prefere! Quasiment tous les soirs, tendez vos gobelez, la soupe bienfaisante arrive! Celle qu'on prefere, c'est la soupe au zapallo. Trois minutes de cuisson pour cette courge jaune qui pousse aussi tres bien dans le jardin de Bruges! Petit saute de legumes aux herbes et epices avec ou non riz, pates. Ici on peut acheter facilement des petits sachets et je choisis dans ma collection la saveur du jour( cumin, paprika, piment rouge, melange pour cazuela, origan...).J'achete aussi du persil pour une cure de vit c. Des epis de mais plonges 1/4 d'heure dans de l'eau bouillante sont aussi un vrai delice et une specialite. Toute sorte de met sont fait a base de mais. De mon cote j'ai ose une omelette a la creme de mais. J'ai eu un peu peur mais succes au final!
En Argentine, la viande est un vrai delice et tres peu cher. Au chili la qualite baisse mais que tres legerement.Vous pouvez manger du cheval au Chili par contre en Argentine c'est un crime!
Assez souvent, on achete des empanadas. Petits beignets remplis de fromage, de viande ou de legumes.
Bon allez, c'est decide aujourd'hui on se lache nous sommes a Punta Arenas et nous allons au resto mager du poisson, peut-etre du saumon qui sait!

jeudi 10 janvier 2008

Nos passages frontaliers!

Aujourd'hui 5 janvier, je traverse la cordillere des Andes pour la 5eme fois. Je vous ai parle des passages au niveau de San Pedro de Atacama et de Mendoza. Mais depuis on enchaine avec des traversees a partir de Pucon de Bariloche puis d'Osorno.
Cette merveilleuse frontiere naturelle change la maniere de vivre... En Argentine on sirote du mate a longueur de journee et a tout age, un thermos d'eau chaude a portee de main. Au Chili, on porte des enormes lunette! A chacun son ete. Dans notre vie de voyageur, partir du Chili c'est pouvoir envisager une forte montee. Passe le point culminant, on arrive a la frontiere et la pente est plus douce. Les lois argentines sont plus tranquilles aussi. A la douane on passe aisement avec des produits d'origine animale ou vegetale( dans le sens contraire c'est confiscation et amende a la tete du client). Puis maman prend sur ses genoux "el niño"et lui fait profiter du paysage devant les grandes vitres du pick up. Papa conduit vite et bien donc on a peur de rien!

Depuis Temuco, nous baignons dans la region Mapuche. Indigenes reputes pour leur resistances a l'invasion et le maintien de leurs traditions.De Pucon, en partant a la recherche du dernier Mapuche nous avons surtout rencontre un terrible ripio. Cette piste de gros cailloux est bien eprouvante pour nous deux mais surtout pour la main de Juanito! Grosses sueurs pour arriver jusqu'a un magnifique camping dote de cabanas au bord d'un torrent. A sept km de la frontiere, le lendemain nous prenons un bus qui nous amene jusqu'a San Martin de los Andes.

A San Carlos de Bariloche, tout d'abord on se souhaite la bonne annee autour d'un asado geant dans une tres sympathique auberge de jeunesse. Nous faisons ainsi connaissance avec des Argentins de Buenos Aires(dont un medecin nephrologue) mais aussi avec un Espagnol de Bilbao, une Urugayenne, des belges, des allemans...et une voyageuse solitaire super pechue de 74 ans qui nous cuisine des legumes.
Apres ces festivites on se lance a l'assaut d'une nouvelle traversee qui nous fera prendre trois bateaux et 2 chemins ripio. Verito n'a pas dormi la veille donc elle ressemble a un escargo sur un velo. Mais cet animal rampant a les yeux grands ouverts car le paysage est magnifique. Ces grands lacs forment de veritables mers interieurs avec des bras s'enfoncant dans une cordillere abrupte. Des cascades deboulent au loin. Les sommets recouvets de neige chapotent une foret dense. Le dernier bateau a du retard donc nous arrivons dans le meme jour a faire la derniere traverse. Ce lac a une couleur emeraude en raison des mineraux qui recouvrent les profondeurs pouvant atteindre 400m. A l'arrivee, a Petrohue, une petite famille nous accueille dans son quotidien le temps d'une nuit.

Notre dernier passage frontalier est une aberation mais une necessite absolue. Derpuis Puerto Montt, nous remontons au niveau d'Osorno en catastrophe, puis Villa La Angostura, puis Bariloche, a coup de camion, pick up et de quelques coups de pedales. Mais au dela de ceci, c'est encore l'occasion de rencontre et de nouvelles perspectives.
Jose transporte habituellement des tracteurs sur son camion...Il nous expique que la demande de materiel agricole est forte car l'elevage des vaches laitiere s'accroit."Les Europeens et les Japonais importent beaucoup le lait Chilien. Il nous en manque. Le prix du litre de lait a plus que double en 1 an pour le Chiliens"En Argentine le prix du lait nous apparait aussi exorbitant. Et pourtant dans ces deux pays on aime le lait. On est fan de confiture de lait par exemple. Le lait en poudre est tres courant. Sur nos velo il y en a toujours un paquet! Ceci fait echo a ce propos souvent entendu:" Le meilleur de notre production c'est pour l'etanger et nous il ne nous reste pas grand chose"Il ne pleut guere cet ete. La secheresse se fera sentir l'annee prochaine certainement. Mais pour l'instant nous voyons de grand troupeaux de vaches noyes dans la verdure qui borde ces immensites lacustres entourees de montagnes et de volcans enneiges.

Puerto Montt...

Ensenada, Puerto Montt et apres? Et bien l'ile de Chiloe puis la Carretera Australe. Et bien non, ce n'est pas possible. Il nous manquent le bateau pour la traversee au bout de l'ile, la confiance en mon materiel et surtout le temps(Plus qu'un mois de voyage...).
Puerto Montt pour moi c'est surtout l'espoir du colis familial. Vendredi cela fait 20j et il n'est pas la. Et voila que comme par magie, samedi avant la fermeture, c'est l'euphorie. Il est la, il est arrivee! Il y a bien sur les bequilles tant attendue. Deux magnifiques doubles bequilles qui vont tres bien sur nos velos. Mais il y a aussi une multitude de choses inattendue: Une polaire, des chaussettes, un petit objet de noel en bois qui a recu la benediction du pretre de la Paroisse de Beatrice! il y a aussi ces papillottes, on s'en goinffre puis on nous les vole sous notre nez, et voila ce paquet devient la generosite meme, Noel c'est pour tout le monde il ne faut pas l'oublier...
Un grand merci pour ce merveilleux encouragement. En effet la suite s'avere plus que compliquee. Il nous faut revenir sur nos pas a Bariloche pour ensuite descendre a Calafate en Bus. 30h de voyage en bus sur la cette infernable ruta 40 qui n'est a cet endroit qu'une vulgaire piste.

Quand la Beez...fut venue!

Nous sommes environ a 3500 km et nous avons vecus de nombreuses secousses!Ma remorque Beez n'a rien oubliee et ce matin en partant de Petrohue je passe dans un gros nid de poule et j'entend le bruit d'une branche de bois sec se rompre. Y a t'il quelqu'un qui prepare un asado dans le coin? Et bien, non. C'est incroyable mais c'est ma remorque. La garde au sol s'est abaissee et je regarde depitee la situation, La partie avant et inferieur presente une enorme breche. Y a t'il une solution? Je commence a discuter avec les personnes qui se trouvent autour de moi, puis des sympathies se creent. Et il se presente, on le montre du doigt, lui il peut le faire:1h et 12000 pesos. Avec son equipe il met l'electricite au bout de la route. A Ensenada, il a un groupe electrogene et nous nous dirigeons au bruit de la scie qui coupe une plaque de fer...
Nous dejeunons avec le groupe de travailleur. Ici il passe de nombreux voyageurs de tous types. On me raconte aussi l'histoire de ce Canadien solitaire avec sa remorque tiree par deux chiens Siberiens vigoureux. Ici on aime les voyageurs, alors on les aide pour qu'ils puissent continuer...Un grand merci pour cette generosite!
Pour l'instant aucun soucis materiel ne nous a empeche d'avancer. Ce soir nous dormons a Puerto Varas!

mardi 1 janvier 2008

3000 km!

C'est a San Antonio que nous passons les 3000 km. Premier port du Chili.

Etape non negligeable car c'est bien la premiere fois que j'atteind un tel kilometrage lors d'un voyage en velo! A partir de ce moment, c'est le saut vers l'inconnu. Combien de temps est'il possible de voyager a velo sans se lasser, sans regretter son pays...? Personnellement, je n'ai pas la reponse. Je me sent tres bien et cette parenthese dans ma vie je la percois toujours comme je l'avais imaginee. Experience de vie qui ne ressemble ici ni a un travail ni a des vacances.

A l'heure ou je vous ecris je commence a decouvrir la Patagonie avec ses lacs et ses pics enneiges; mais aussi avec un vent incroyable. Irons-nous jusqu'a Ushuaia et dans quelles conditions?

C'est sous le soleil et la fraicheur de Bariloche que je vous souhaite une merveilleuse annee 2008. Que dans cette quete vers toujours plus de vie, vos espoirs se realisent.

Demain nous partons pour Puerto Montt. Nouvelle traversee de la cordillere des Andes qui cette fois ci se fera sur piste et par bateau.

Hasta luego los compagneros por los 4000km!