mardi 25 décembre 2007

Noel au Chili.


Noel ici comme ailleurs se fete de la meme facon.
Fete internationale vite vendue.
Le pere Noel vient des pays froids. Il est tellement occupe qu'il n'a pas le temps de mettre un maillot de bain. Et toutes ces lumieres, ces bougies, c'est une maniere bien habituelle de feter un anniversaire, non?
La famille qui nous accueille se reunit au grand complet a cette seule occasion. Asado, salades, glaces et boissons locales que sont le pisco ou le colo de mono. Pour cette famille, pas de messes. Eux, ils vont a l'eglise de temps en temps et pour se marier essentiellement. Nous sommes chaleureusement invites a passer Noel tous ensemble. Momment tres sympathique!

Besoin de se poser...


Ce trajet qui suit la cote est particulierement difficile pour Juanito. En effet il ne peut pas pousser son velo quand la pente est trop forte. Donc coute que coute, il s'acharne. Dans cette bataille, il brule ses ailes. Au dela de la fatigue c'est aussi une lassitude semble t'il inexpliquee qui pointe son nez.
(Quelle courage pour cet homme qui s'est lance dans cette aventure sans aucune experience prealable. Meme s'il devait s'arreter la, je lui tire mon chapeau.)
Donc a Pichilemu nous prenons un bus jusqu'a Pucon. Ville touristique au pied d'un volcan enneige encore en activite!
Je suis fascinee par ces maisons en bois. Un grand lac avec ses plages a deux pas du centre ville permet le repos...
Un matin, nous voila partis pour aller nous baigner dans les termes qui jalonent un chemin au nord de Pucon. Cest une journee detente donc on a la forme. Mais le "ripio"n'est pas facile et l'epaisseur des couches de gravier se fait de plus en plus importante. Et voila qu'en bas d'une descente je retrouve juanito coince sous son velo. Il se releve, rien de casse, ouf! mais voila que son gant est troue. Et on decouvre une plaie a la main droite non negligeable. Passe le petit etat de choc du moment, il arrive a grimper de nouveau sur sa monture et nous rentrons tranquillement a Pucon.
Nous retrouvons notre adorable pette famille qui nous avait accueillie ces 2 derniers jours.
Allons nous arriver a continuer? pour l'instant a vrai dire nous n'en savons rien. Juanito n'a pas l'air d'etre si decourage que cela et surtout je le sais tres determine!

La cote Chilienne

Quelques temps apres avoir quitte Valparaiso, je demande mon chemin a un monsieur a grosse lunettes faisant du stop.
-"c'est par la !"me dit-il.
Il me questionne au sujet de mon voyage puis me demande
-"Mais, as-tu un moteur sur ton velo?"
Je rie en lui disant que non.
C'est quelques km plus loin que nous comprenons la question posee. La cote n'est qu'un succession de montagne russe. Dur dur...
Le paysage est cependant tres agreable avec notament tous ces pins et eucaliptus. A Pichilemu la plage est de sable noir. Et oui, nous sommes au pays des volcans!

Mi Valpo!



C'est incroyable, me voila a Valparaiso...Sentiment etrange assise a une terasse sur les hauteurs de Valpo. Je ne me suis jamais sentie aussi loin de la France. Vous en hiver et moi en ete... le souvenir de cette ville lointaine tant reve et la realite de tous ces km parcourus.!

Ici c'est pour nous une etape gastronomique. On se gorge de fruit frais et de poissons...

Ville portuaire aux milles couleurs entouree de collines. Pour aller d'un endroit a un autre on prend le bus. Les funiculaires nous hissent sur les hauteurs. Pour aller a la maison de Pablo Neruda, c'est un taxi fou qui nous propulse dans la ville. C'est qu'il n'a pas le choix vu l'importance des pentes:il faut necessairement une conduite nerveuse!

La traversee de la Cordillere des Andes





Cette fois ci c'est en velo et a partir de Mendoza que nous partons tambour battant a la conquete des hauts sommets.


Le vent est en notre faveur et nous arrivons sans difficultes jusqu'a un petit village nomme Uspallata.



Le lendemain je prepare un petit dejeuner plus consistant que d'habitude car je pressent que la journee sera difficile. A peine sortis de cette oasis, le paysage est splendide. Mais que se passe t'il, il est 7 h du matin et le vent est bien fort deja. Puis progressivement l'intensite du souffle croit. il n'est pourtant que 8h. On se bat en essayant de rouler droit malgre les rafales. Juanito qui deteste le vent est toujours la, devant et ne desarme pas. J'en suis bien contente. 8h30, il s'arrete net. En effet, il devient difficile et presque dangereux de continuer. Sans un mot, je pose mon velo et tente de trouver un vehicule qui va nous deposer au prochain village. Aujourd'hui dimanche...La route est quasi desertique. Pour ne pas perdre le moral, je fais le pitre en jouant avec le vent. Et tout d'un coup, je vois une caravane: Un camion avec 3 voitures derriere. Et dans le tas c'est un van tire par un pick up qui s'arrete. Nos velo prennent alors la fiere allure des chevaux et nous embarquons. Passe l'instant de la rencontre, c'est le degout qui s'emparre de moi. La route est sublime et nous voila reduit a regarder ce magnifique panorama derriere des vitres tintees et sales de surcroit. Nous arrivons ainsi a Punte del Inca. Lieu de depart des ascensions pour l'Aconcagua(6959m). En ce moment il y a "una tormenta muy fea sobre el Aconcagua". Des expeditions se preparent malgre tout pour demain. Et je me peux pas m'empecher d'avoir une pensee compatissante pour tous ces alpinistes qui, a quelques metres du sommet doivent renoncer a ce but ultime et faire preuve d'humilite.

Rencontre avec Yvan.



Les chauffeurs de camions sont un peu nos grands freres!

jeudi 6 décembre 2007

Les chauffeurs de camions de San Juan et de Mendoza.

L'un transporte une cargaison de quartz et l'autre de la Pouzelane(terre rosee composante du ciment).
Tous les deux represente a mes yeux la jeunesse argentine reflechie, genereuse et enjouee. La 30aine, pere de famille, ils s'inquietent de leur avenir certes mais sont confiants.
-" L'extraction des ressources minieres nous inquiete. Nous exportons beaucoup et quand tout sera epuise que deviendrons-nous? En attendant, quelle source de travail!Ces 4 dernieres annees nous nous relevons progressivement de la crise economique. Moi je veux croire a un avenir meilleur. Notre nouvelle presidente(Christina) c'est la continuite. Nous avons elu l'epouse du president sortant. Aujourd'hui j'ai peu de vacances et peu d'argent. Mais quand le peso sera plus fort moi aussi un jour je viendrais dans ton pays.
J'adore le velo et regarde ici je ne suis pas le seul. Je suis ravi de pouvoir vous aider et en echange ton amitie me suffit."
Ils sont curieux de tout et me posent plein de questions sur la france. Notre facon de vivre, mais nous parlons aussi d'argent. Ils me demandent combien je gagne, le prix des velo, le prix des billets d'avion...

Les paysages argentins.

C'est une alternance de pampa avec des lignes droites a perte de vue et des collines aux couleurs et formations merveilleuses.
La pampa, on veut bien en faire un peu avec nos supers velo. Mais trop c'est trop. Pire que tout, elle met notre patience a rude epreuve. Donc des que nous pressentons le pire, nous prenons un transport pour sauvegarder nos nerfs et pour profiter du pays dans les parties les plus belles.
Ainsi nous prenons un bus local de Pituil a Chilecito. De Bermejo a San Juan et de Media Agua a Mendoza nous prenons des camions.
Les villes de San Juan et de Mendoza sont des oasis tres agreable a vivre. Tres ombragees avec de grands Sicomores. C'est ici pour moi, repos et mis au point.

2000 km

C'est a Chilecito a l'ouest de la Rioja que je passe les 2000 km. Toujours la forme malgre le vent et la chaleur. Cela fait une dizaine de jour que je me leve a 4h30 du matin pour devance ces forces de la nature.

Le vent ici est un geant qui s'exprime dans toute sa splendeur assez tardivement. Cependant il nous surprend toujours.
Dans le parque de Talampaya par ex, il souffle jour et nuit.
D'autre part je n'ai pas remarque qu'il venait plus du nord. Toutes les directions lui conviennent.
Au loin dans la pampa il faconne des tourbillons de sable d'une hauteur impressionnante. Sur la piste qui nous mene a Paconchillo, un grand tourbillon me prend par surprise et entoure mon velo. Mais il ne fait que passer. Par jeux, je lutte et arrive a rester debout sur mon velo. Je me retourne hillarde, le point leve pour exprimer a Juanito ma victoire. Mais celui ci n'a rien vu car il a du sable plein les yeux. Dommage, moi qui voulais l'impressionner...

L'ete arrive a grands pas et le mercure monte! Je suis oblige de poser mon chapeau sur le compteur lors des arrets en peine chaleur, sinon c'est le beugage assure. Par 2 fois je l'ai vu en etat de crise! Mais pas de panique, il se remet en marche des qu'il est un peu plus au frais.
Nous arrivons a rouler jusqu'a 2h de l'apres midi.
L'eau ne suffit pas pour se desalterer, a mon gout. Un bon coca bien frais ou une bierre locale fait mon affaire.
La sieste est un exercice ardu. Tout arret est sujet a encore plus de chaleur ressentie. Cette patie du corps qui est en contacte avec le sol ne respire pas et vous engloutie dans une pesanteur collante...Je prefere me mouvoir tranquillement pour aller me rafraichir, arranger les affaires du jour, visiter le nouveau lieu d'arrivee et parler avec les quelques personnes qui se trouvent la.

Nous donnons donc nos premiers coups de pedales des que le soleil apparait.Le compteur affiche 06h. Nous avons en effet besoin d'au moins 1h30 pour nous preparer. Il fait frais et la route est facile. Comme dans un reve je vois des animaux traverser la route; un grand vol de perroquet qui semble vouloir nous accompagner; des enfants vetus de blancs qui s'en vont a l'ecole. Des mains se levent et a mon tour je les salut discretement comme pour m'excuser de ne faire que passer.

Hasta luego los compagneros por los 3000km!

J'ai perdu Juanito!

Au depart de Cafayate, nous preparons en silence nos velo. Je sents que mon coequipier est un peu nerveu car nous ne nous sommes pas bien accordes au sujet de l'heure du lever. J'arrive en effet 1 heure apres lui au petit dej... Bon je m'en veux, mais j'avais tellement besoin de me reposer!
Juanito demarre doucement puis tout d'un coup je le vois prendre de la vitesse, il me double et puis disparait dans le paysage, loin devant moi.
Apres tout peu importe. Je garde mon rhytme et profite de cette journee qui commence. Mais voila..., cela fait 3 h que je pedale et ou donc est passe"mon Juanito"! Puis un grand carrefour apparait. On aurait du se retrouver la pour discuter de l'alternative. Bon aller, c'est a gauche de toute evidence, il faut que je le ratrappe. Il est certainement tres en colere. J'arrete une voiture pour poser la question fatale:
-"avez-vous vu un Juanito a velo s'il vous plait?
-"ah non pas du tout, aucun voyageur a velo sur les 20 km qui suivent".
Aye, aye aye! mon coeur se met a battre. Aurais-je perdu Juanito? Bon, je me calme, reflechis. Je ne peux pas me permettre de faire demi tour. Il faut atteindre le village suivant. Je continue, inquiete et envisage cette longue cote qui s'annonce. Tout d'un coup, une voiture me double rapidement et s'arrete. Tient, un message de juanito certainement...
-"Ton ami est 10km derriere, il va bien et n'a pas de probleme". Ouf, quel soulagement. J'attend donc sur cette route au milieu de nulle part avec un arbre picant pour seule protection. Je decide finalement de poser le velo et de marcher vers le nord a sa rencontre. Puis tout arrive: 3 bras se levent. Les 2 miens et celui de juanito trop affaire sur son velo pour lacher le guidon. Quelle frayeur!
Monsieur s'etait arrete dans un village, hors de ma vue pour poster une lettre. Lui de retour sur la route m'attendait et moi je lui courrai apres. Le bon Dieu, bien installe dans le ciel bleu devait se marrer en nous regardant!

Quand je serais grand...


Les enfants des villages sont tres curieux et ouverts.
Certains rêvent un jour de faire un grand voyage a velo.
Tour a tour et avec beaucoup de respect ils viennent voir le velo, essayer le casque, les gants. Ce soir les enfants nous font un cadeau de bienvenue: un gros bac plein d'abricot.
"As tu pris des photos du village, et tu restes la encore demain?"
"et non demain je pars avec le lever du soleil..."
Ce n'ai qu'un arrachement supplementaire mais de bons souvenirs tout de même.

La Cordillere des Andes avec Roberto.


Avec toi c'est facile, c'est beau et vrai...

Les geysers del Tatio

Attention c'est brulant!
Quel spectacle avec en prime des bains chauds pour nous rechauffer dans ce matin glacial.

Le depart de la laguna Chaxa.


Ce matin il fait tres froid. Juanito est congele et n'arrive pas a avancer.
Marie Claude la veille m'a offert un magnifique pull rose a capuche car j'ai perdu les miens certainement mal installes sur mon porte bagage.
Ainsi ce matin, je fait le flamant rose en attendant mon coequipier!

Le desert sale d'Atacama


Ici interdiction de camper. Apres le depart des quelques touristes de la laguna Chaxa, le personnel de la conaf nous accueille chaleureusement sur le site. Ici on est vraiment privilegie. Bon aller maintenant au lit les flamants roses!

La valle de la lune a SPA


Nous disons aurevoir a nos amis bretons. Bonne route...

Je longue la cote en direction de Tocopilla.


Cette episode oceanique contraste avec les deserts traverses.
Nous passerons a Tocopilla avant le tremblent de terre! Ouf...
Dans les rues les pancartes indiquant le sens d'evacuation en cas de tsunamie nous rappelle en permanence les risques potentiels!

Patricio a Ticnamar.


Je pars a regres car nous avons passe de tres bon moment ensemble.
C'est la loi de mon voyage, tous les jours je dois partir pour aller un peu plus loin...

jeudi 22 novembre 2007

Las idiomas!

Andrea: "je n'aime pas le chilien. C'est un espagnol peu elabore.Ils mangent les mots. Le Bolivien est un espagnol plus abouti.Le castillan aussi est une belle langue"
Dans le nord du Chili et de l'Argentine, les gens mettent des diminutifs a tous les mots. Ainsi je decouvre que je fais du velo avec un carito. Je demande de l'aguacita dans una casita. Je bois dans un vasito et je dors dans una carpita.On se dit des ciaocito...Tout est sujet a etre petit, mignon et gentils!
Apres Jean Claude, a mon tour d'avoir mon surnom de voyage: pas de jaloux. Ici on m'appelle"Verito" .
En Argentine parcontre, l'accent est tres different: Les "ll" se prononcent "ch".On roule moins les "rr".On parle avec les mains! Les Chiliens disent qu'ici c'est un peu l'Italie!
De toute facon avec le castillan on se fait tres bien comprendre.Meme au Bresil parait-il car ils parlent un"portugnol" qui aide bien!

Un grand abrazo al curso de espagnol del AGJA: a Chritina y todos los otros.

Argentina!

De Purmamarca, nous allons decouvrir en aller et retour la Quebrada de Huarmarca. Puis nous mettons le cap vers Mendoza. Nous sommes deja passes par Jujuy, Salta et Cafayate.
Ces villes du nord sont touristiques et animees. Tout nous parait plus riche. Paysages verdoyants, villes plus sophistiquees.
La Quebrada de Cafayate est faite de formations rocheuses gandioses et colorees.Elle nous mene par une petite remontee a cette ville reputee pour ses vignes d'altitude(1700m).
Cafayate, c'est aussi 2 j de repos pour regler nos derailleurs et vous ecrire( pas de photo pour l'instant car je rencontre des soucis avec ma carte memoire de 4 GiGa trop grosse pour les ordi argentins).
Demain, l'aventure continue et avec une nouvelle selle!

Le passage en Argentine avec Roberto.

La traversee de la cordillere ne se fera pas en velo meme si la route semble merveilleuse. Trop de cols en altitude a passer sans village ni possibilite de trouver de l'eau. Juanito emet l'idee de prendre un camion. Et en effet assez rapidement, je rencontre Roberto. Son camion est vide et il se rend a Salta. Il vient de transporter du charbon et s'en va en Argentine pour une cargaison de tabac. C'est un homme robuste et au rire detonnant qui me lance:" carga!".Aller, c'est partis: on charge les velos. Juanito s'installe cote passager et moi je me mets entre eux deux sur la banquette qui sert de lit.
Nous sommes au grand spectacle pendant 8h durant.

Tu maches des feuilles de coca agrementees de Bica pour supporter les hautes altitudes parait-il...
La musique folcklorique parle a ton coeur. Tu l'ecoutes, tu la chantes avec un large geste de la main qui s'eleve vers le ciel.
La France oui ca te parle.Montmartre...Et quand les chants de Notre Dame de Paris resonnent dans ton camion tu t'ouvres vers d'autres horizons."le monstre" de notre Dame et Esmeralda, mais oui tu ca te dit vaguement quelque chose...L'histoire t'interesse et je te l'offre avec grand plaisir.
Passer la frontiere avec toi c'est un vrai privilege. Cette route tu la connait par coeur. Les pentes, les courbes, les gens, les villages, Tu nous arretes de temps en temps tel un guide touristique. Tu pourrais presque changer de metier...
La route est longue et la coca t'empeche de manger. Ta gaite est emaillee de gravite.Il y a peu, un homme s'est tue avec son camion. Ses proches lui construisent une petite maison sur le bord de la route.
Tu t'arrete pour nourrir la Pachamama, un litre de vin rouge en offrande. Et toi aussi tu commences a prendre quelques gorgees de vodka pour tenir le coup.
La route est tellement belle que juanito propose un arret anticipe a Purmamarca. Deja on se quitte pour certainement jamais ne se revoir.

Un clin d'oeil aux grands chenes pour ces 1000 km deja parcourus

C'est a San Pedro de Atacama que je passe les 1000 km!
C'est l'occasion pour moi de remercier tous ceux qui m'ont manifestes de la sympathie en m'offrant ce magnifique compteur velo qui trone nuit et jour sur mon velo.Et au dela de ce geste je voudrai aussi remercier tous ceux qui ont su rendre ces 7 annees de travail enrichissantes et agreables.

Ma fonction prefere est celle qui affiche simultanement la vitesse instantannee et la distance journaliere.
En descente, j'enregistre une vitesse max de 56km/h. Mais avec la remorque, attention il faut rouler droit! En montee, je me traine parfois a 6 km/h. Dans ce cas la j'evite de regarder cet ami fidel car je me demande quand est ce que je vais rattraper Juanito qui est toujours en tete.
Nos distances journalieres ne sont pas tres importantes mais vont en s'augmentant. Notre derniere etape est de 104 km ( reccord personelle pour notre petite equipe).

Hasta luego los compagneros por los 2000km!

San Pedro de Atacama ou SPA pour les intimes!

Du tourisme a fond les ballons.Je n'aime pas franchement. Mais s'il y a du tourisme c'est qu'il y a une raison. Allons voir de plus pres!
Tiens nos amis bretons en voiture rencontres quelques jours plus tot! Ils viennent a notre rencontre catastrophes en se demandant comment on a fait pour venir jusque la. Et bien facile, et toc...on explique.On est super frais en fait. Ici donc on decide de rayonner pendant 4 j. La vallee de la lune avec sa dune et ses formations rocheuses etonnantes. Le salar de Atacama en direction de la Laguna Chaxa avec ses flamans roses sur 2 j. Les geysers del Tatio en expedition motorisee avec un leve a 4 h du matin. On est bien content de ces petites excursions. Une fois de plus on en a plein les yeux.
Bon allez maintenant on s'en va, y a trop de Francais ici!
Mais au fait, on fait comment pour aller manger la bonne viande d Argentine?

Le creux du voyage

Comme une vague qui s'echoue sur la plage et se retire, mon ame se languit.
Nous quittons les montagnes, nous rencontrons la panamericaine et ses gros camions. Et cette route qui va vers Calama toute droite dans un desert sans chagement entouree de gros pillonnes electriques. Et ce tourisme avec ces montagnes de pulls et ses agences de voyages comme a san pedro par ex...Et puis ma selle me fait mal aux fesses.
Il faut retrouver un nouvel elan. Ensemble nous recallons les choses.Nous decidons de prendre notre temps sur les lieux qui en valent la peine et pour le reste on utilise le charme de vero pour trouver un transport! Et ca marche surtout parce que les Chiliens sont vraiment tres gentils.

C'est ainsi que
-Nous allons de Cuya a Iquique en bus.
-Un pick up conduit par des geographes nous aident sur 50 km entre Tocopilla et le croisement avec la panam.
-Puis nous reprenons un bus environ 80 km avant Calama pour atteindre San Pedro de Atacama.

Et voila la recette, c'est reparti!

La fete des morts

Nous assistons de loin a la fete des morts au Chili. Ici on decort les tombes autant qu'on peut. Petit magasin et buvettes sont dans les cimetieres. On fait la fete: on boit on rit avec les morts! A la messe qui precede le jour j, Patricio invite les fideles a citer les noms de tous nos chers disparus.Chacun enumere a son tour et a haute voix le nom des defunts tel une priere qui sort du fond de nos entrailles.

La cote pacifique

D'Iquique a Tocopilla, nous roulons entre l'ocean et la cordillere cotiere deserique.
La route est vallonnee et nous avacons avec un vent de travers qui vient de l'ocean. Nous roulons cote a cote pour se relayer contre le vent.
Les quelques villages de pecheurs que nous croisons nous racontent leur difficultes de vivre. Ils manquent cruellement d'eau potable devant cette immensite salee. Tout le long de la cote l'eau vient de d'Iquique par camion citerne. Ils sont ravitailles tous les mois mais parfois le camion ne vient pas. Pero la gente nos da la aguacita preciosa y no quiere que pagamos. D'autre part les quelques usines installees sur la cote deversent leurs produits toxiques et rendent la peche mediocre. Des lois, oui il en existe mais la corruption est plus forte. Alors la population cotiere survie en ramassant des algues par camion entier et en recoltant les fiantes de ces grands oiseaux noirs survolant les cotes par millier. Les roches au loin sont maculees de blanc sur leur sommet mais en realite il s'agit d'un precieux engrais.

Les villages Aymaras ou l'epreuve de la piste!

Pour ne pas redescendre par la meme route, a Zapuira nous bifurcons vers une piste qui va nous faire decouvrir des villages paysans.Nos paramos a Chapiquina, Lupika, Ticnamar y Codpa. A notre arrivee vers 16h ces sympathiques villages sont deserts.En cherchant bien on trouve ici ou la une vielle dame titubant ou une travailleuse trop affairee pour comprendre nos attentes.Ici pas de tourisme, uniquement de la labeur et de l'absence.Les terres sont cultivees en terrasse en dehors du village et bien souvent certains sont partis plusieurs jours a Arica pour les affaires.Malgre tout nous faisons de merveilleuse rencontre encore.A lupika, une famille nous permet de planter la tente derriere leur maison. Nous partageons ensemble un repas fort sympathique. Ce couple accueille le meme jour un etudiant des EU. Il vient passer 1 semaine d'immersion dans le cadre de ses etudes de sociologie. A Ticnamar, c'est Patricio, un pretre missionnaire qui nous loge.Telle une parabole d'evangile, je partage en echange le peu que nous avons: une pomme, un bout de pain et de fromage partage en trois. Gracias a ti Patricio por tu alegria de vivir et los momentos pasados comjunto.Le lemdemain Juanito s'envole avec de l'eau benite sur le front. Allons nous arriver a le convertir?...

Cette errance aura ete aussi pour nous une vraie epreuve physique et materielle. La piste ressemble en effet a une tolle ondulee et de surcroit ne cesse de monter et de descendre. Ce n'est qu'apres Ticnamar que nous perdons de l'altitude. Pendant 3 j nous restons a 3500 m d'altitude dans la precordillere.Nos velo s'affirme comme de veritables montures. Rien ne casse malgre les forte secousses. Ma remorque est merveilleuse. L'amorti assure par le plateau en bois tiens ses promesses. Juanito doit faire quelques adaptations sur ses saccoches.Quand nous arrivons a Codpa, nous sommes globalement satisfait et surtout emerveilles de ces paysages desertiques traverses apres Ticnamar.

samedi 27 octobre 2007

Le Sajama


Le Sajama est le plus haut sommet Bolivien. Il culmine a 6520 m et peut lui aussi se refléter dans le lac Chungara.

Nous voila arrives au lac Chungara!

Notre objectif est atteint!
Le volcan Parinacota culmine à 6350m

Camping au bord du lac...

Sixieme etape:pueblo de Parinacota.

Francisca et Julia nous accueillent chaleureusement dans ce petit village d'altitude.

Troisieme etape: Maliku



A 3100 m d'altitude nous rencontrons une merveilleuse petite famille qui vit au rythme des énergies renouvelables.

Une vie très riche et pleine d'enseignements.

Deuxieme etape: Quiborax


Entreprise de traitement du Borax. Nous plantons la tente sur le parking où vont et viennent les camions...

Accueil très sympatique des gardiens qui sécurisent notre lieu de campement!

Premiere etape a Eco Truly.


Gracias a ti, Madu por tu manera de vivir y tu acoger.

Depart d'Arica


Notre fameuse equipe!

Tout d'abord un grand merci a Jean Claude pour avoir insiste sur la destination du parque de Lauca. Certes ce debut a ete un peu eprouvant mais oh combien cela valait le coup!

Chacun exerce ses fonctions tout naturellement. Et quelle complementarite!

Jean Claude devient un mecanicien hors pair: il est arrivee avec succes a regler nos derailleurs qui refusaient de passer la derniere vitesse. Et ce n'est qu'un exemple!Il trouve solution a tout.
Incroyable pour cet homme qui n'a jamais vraiment fait de velo!
Moi, je m'occupe pendant ce temps de l'intendance: je veille a ce que nos estomacs ne manquent de rien et s'alimentent regulierement.

Avec les Chiliens, nous sommes la aussi dans des domaines complementaires.
Jean Claude pratique des relations socio culturelles pragmatique et moi, avec mon espagnol basique je suis dans le culturel diplomatique...
Ainsi avec efficacite on se fait comprendre et on apprehende agreablement ce nouvel univers.

Notre tente commune ne cause de soucis a notre petite equipe.
Tout se passe tres bien.

Ici le prenom de Jean Claude est un peu complique pour nos amis Chiliens.Un nouveau prenom lui a ete attribue: Juanito. Nous adoptons rapidement ce surnom, signe d'une franche amitiee!

vendredi 26 octobre 2007

Mes yeux ont vus, ma tete s'en souviendra et mon coeur s'est mis a battre...

Les premiers km, les montagnes gigantesques sont desertiques et aux couleurs etonantes.On distingue des yerogliphes au loin ca et la. Au creux des vallees la vie s'installe.De la verdure croit au rhytme du travail des hommes.
Puis au fur et a mesure de notre ascension une vegetation specifique apparait au flancs des montagnes avec notamment des cactus differents en fontion des altitudes.Le paysage est sans cesse changeant dans une immensite epoustouflante a mes yeux.On gravit d'abord la precordillere puis la cordillere et enfin l'altiplano.
L'entree dans le parc de Lauca est une sacree etape! L'eau ruisselle et les animaux sont omnipresents: oiseaux, vigones, alpaga...Ils ne sont pas farouches. On se croirait dans notre fameux paradis perdu.
Nous sommes environs a 4600 m d'altitude en haut d'une cote quand soudainement se devoile le Parinacota, volcan enneige entoure d'autres sommets aux couleurs cuivrees. Epuisee mais emue, je finis l'etape grace au soutiens de Jean Claude.
L'arrivee au lac Chungara se fera facilement.Nous admirons sans nous lasser le Parinacota non loin du lac ainsi que le sajama plus en retrait en Bolivie...La pleine lune se leve sur le Chungara. Jupiter brille fort dans le ciel et j'admire la constellation du scorpion que Maliku m'a appris a reconnaitre.
J'aimerais bien rester encore un peu plus de temps sur l'altiplano, mais notre projet nous amene a continuer plus au sud. Aujourd'hui nous sommes redecendus a Putre pour nous preparer a une nouvelle expedition:rejoindre la Panamericaine par une petite route qui nous fera passer par des villages Aymaras tel que Belen, Copda...

La chance est avec nous!

Nous progressons le vent dans le dos, tanquillement.
Et que d'accueil fabuleux et insolites! Gracias a Madu, au personnel de Quiborax, a Andrea avec ses 4 enfants, au maire de Socoroma, a Francisca et Julia.
Sur la route nous ne passons pas inapercu: beaucoup nous klaxonne, nous salut...Il faut dire que nous ne voyons pas d'autre cycliste sur cette fameuse Chile 11 qui s'eleve vers l'altiplano.
Sur cette route, nous croisons des camions qui entre autre exporte du materiel, des voitures vers la Bolivie. Beaucoup de solidarite sur cette route. Leurs ronronnement m'est devenu familier. Je sens bien qu'en cas de probleme je pourrais compter sur eux. De vraies anges Gardiens...
Incroyable: mon genou est en pleine forme. j'ai releve ma selle de 3 cm au dessus de la normale sur les conseils du Dr Petit et tout se passe bien.
A partir de 3500m les effets de L'altitude commenent a se faire sentir: une barre a la tete, une difficulte a l'effort. Mais l'adapation sera totale.
la recette est la suivante:Une progression lente et les soins du pays. Des 3100 m je goute au mate coca, puis a 4300m a Parinacota, Francisca me donne de l'alcool a bruler.Ca se respire, puis on se le passe sur le front, sur la nuque. En prime avec la coca on a droit a une herbe vasodilatatrive.

Aller, c´est parti!

Nous ne sommes pas encore tout a fait au point mais ca suffit maintenant, il faut y aller.
Nous fignolerons petit a petit au cours du voyage.
Vendredi 19 octobre, vers 9 h du matin nous donnons nos premiers coup de pedales. Beaucoup de sentiments melanges se bousculent.
-Comment te sens-tu sur ton nouveau velo?
-Bien, et toi?
-Ca va...
On n'en dit pas plus.Mais, au fond de moi, je me demande si notre materiel va tenir le coup, si mon genou malade va etre capable de commencer par une etape aussi ambitieuse...Nous allons suivre la Chile 11 pour decouvrir le parc de Lauca.Notre objectif ultime sera le Lac Chungara le plus haut du monde a 4500m d'altitude.Le doute est la mais plus fort que lui il y a la certitude que tout se passera bien et la volonte farouche de decouvrir ces grands espaces.

Arica ou les derniers preparatifs.

En realite Arica c´est surtout la preparation technique de notre voyage.
Nous sommes heberge dans un hotel tenu par des Francais. Marie Jeanne s´exclame: quelle ceremonie! Il me semble en effet que nous n ´en finissons pas. Il n est pas facile de trouver toutes les petites pieces indispensable pour notre survie technique mais aussi retroviseur, bequille... En resume, acheter un velo au chili et l équiper c est possible mais pas evident!

Arica, petit ville au bord de l´ocean pacifique...

La vie est bien tranquille ici. Activite portuaire importante. On en profite pour manger du poisson dans tous les petits restau de la ville. Nous admirons les plages aux vagues tumultueuses. Curiosite ici, Eiffel a exerce sont talent en construisant une eglise, la gare et le batiment des douanes
Apres le decalage horaire maintenant bien assume, c est le decalage des saisons qu'il faut integrer. Nous sommes au printemps, les oiseaux gazouillent et les etudiants se preparent febrilement a finir leur annee. Les enfants en uniforme s egaillent dans la ville entoures de leurs enseignants!

lundi 15 octobre 2007

Quand des Ariegeois se rencontrent au Chili...


Dominique vient nous chercher a l'aeroport et nous reserve un accueil incroyable. C'est que lui aussi les voyages, il connaît...Lui et sa femme, Annita vont faire en sorte que cette etape a Santiago nous soit la plus douce possible. Vie chilienne, conseils diverses et precieux... Nous avons achete de magnifiques velo sur lesquels il faudra veiller!le temps passe tres vite dans ce petit nid douille. Voila presque une semaine que nous sommes la et enfin nous nous decidons a partir demain en bus pour Arica. Un grand merci a ces nouveaux amis que l'on espere retrouver.Notre trajet en velo sera une grande traverse nord sud depuis le Chili jusqu'a l'extreme sud du continent. Nous contons bien decouvrir aussi l'Argentine a partir de Salta. Surprise surprise sur ce parcours. Tout dependra du climat, de nos forces et de notre inspiration du moment. Nous avons certes nos idees mais je m'en reste la pour vous tenir en haleine!

vendredi 5 octobre 2007

Les préparatifs!


Depuis que j'ai enfin trouvé le coéquipier de mes rêves, la préparation de mon voyage est devenue une préoccupation quotidienne. Beaucoup de questionnements, de temps passé à s'accorder. Quelques jours avant mon départ je suis avec ma famille pour leur dire au revoir et tout leur expliquer. Ce soir là j'ai tout exposé. La tente est montée dans le jardin d'Agnès et avec William nous avons passé ensemble une nuit d'aventurier en pleine ville... Au petit matin nos yeux se sont écarquillés pour de derniers au revoir.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage. Ils sont nombreux et aujourd'hui tout particulièrement je les porte dans mon coeur car je suis enfin prête à faire le grand saut.
Départ le 09 octobre à 20h20 de Paris et arrivée à Santiago du Chili le 10 octobre à 07h 50 heure locale.

mardi 4 septembre 2007

Quelle idée!

un voyage à vélo de 4 mois en Amérique Latine...

l'idée de ce voyage est venue à moi comme une évidence. N'y voyez là aucune audace, aucun courage. Juste un rêve de gosse que je me permets de réaliser aujourd'hui.

Euquinorev c'est ici mon nouveau nom, symbole de ce pont jeté entre mon enfance et ma vie d'adulte.
L'adresse de mon blog doit certes vous intriguer et bien c'est tant mieux : derrière ce mot à 15 lettres se cache l'intitulé de mon aventure. Avant de partir je lance donc un appel à devinette!

A bientôt!!!