jeudi 22 novembre 2007

Le passage en Argentine avec Roberto.

La traversee de la cordillere ne se fera pas en velo meme si la route semble merveilleuse. Trop de cols en altitude a passer sans village ni possibilite de trouver de l'eau. Juanito emet l'idee de prendre un camion. Et en effet assez rapidement, je rencontre Roberto. Son camion est vide et il se rend a Salta. Il vient de transporter du charbon et s'en va en Argentine pour une cargaison de tabac. C'est un homme robuste et au rire detonnant qui me lance:" carga!".Aller, c'est partis: on charge les velos. Juanito s'installe cote passager et moi je me mets entre eux deux sur la banquette qui sert de lit.
Nous sommes au grand spectacle pendant 8h durant.

Tu maches des feuilles de coca agrementees de Bica pour supporter les hautes altitudes parait-il...
La musique folcklorique parle a ton coeur. Tu l'ecoutes, tu la chantes avec un large geste de la main qui s'eleve vers le ciel.
La France oui ca te parle.Montmartre...Et quand les chants de Notre Dame de Paris resonnent dans ton camion tu t'ouvres vers d'autres horizons."le monstre" de notre Dame et Esmeralda, mais oui tu ca te dit vaguement quelque chose...L'histoire t'interesse et je te l'offre avec grand plaisir.
Passer la frontiere avec toi c'est un vrai privilege. Cette route tu la connait par coeur. Les pentes, les courbes, les gens, les villages, Tu nous arretes de temps en temps tel un guide touristique. Tu pourrais presque changer de metier...
La route est longue et la coca t'empeche de manger. Ta gaite est emaillee de gravite.Il y a peu, un homme s'est tue avec son camion. Ses proches lui construisent une petite maison sur le bord de la route.
Tu t'arrete pour nourrir la Pachamama, un litre de vin rouge en offrande. Et toi aussi tu commences a prendre quelques gorgees de vodka pour tenir le coup.
La route est tellement belle que juanito propose un arret anticipe a Purmamarca. Deja on se quitte pour certainement jamais ne se revoir.

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