Andrea: "je n'aime pas le chilien. C'est un espagnol peu elabore.Ils mangent les mots. Le Bolivien est un espagnol plus abouti.Le castillan aussi est une belle langue"
Dans le nord du Chili et de l'Argentine, les gens mettent des diminutifs a tous les mots. Ainsi je decouvre que je fais du velo avec un carito. Je demande de l'aguacita dans una casita. Je bois dans un vasito et je dors dans una carpita.On se dit des ciaocito...Tout est sujet a etre petit, mignon et gentils!
Apres Jean Claude, a mon tour d'avoir mon surnom de voyage: pas de jaloux. Ici on m'appelle"Verito" .
En Argentine parcontre, l'accent est tres different: Les "ll" se prononcent "ch".On roule moins les "rr".On parle avec les mains! Les Chiliens disent qu'ici c'est un peu l'Italie!
De toute facon avec le castillan on se fait tres bien comprendre.Meme au Bresil parait-il car ils parlent un"portugnol" qui aide bien!
Un grand abrazo al curso de espagnol del AGJA: a Chritina y todos los otros.
jeudi 22 novembre 2007
Argentina!
De Purmamarca, nous allons decouvrir en aller et retour la Quebrada de Huarmarca. Puis nous mettons le cap vers Mendoza. Nous sommes deja passes par Jujuy, Salta et Cafayate.
Ces villes du nord sont touristiques et animees. Tout nous parait plus riche. Paysages verdoyants, villes plus sophistiquees.
La Quebrada de Cafayate est faite de formations rocheuses gandioses et colorees.Elle nous mene par une petite remontee a cette ville reputee pour ses vignes d'altitude(1700m).
Cafayate, c'est aussi 2 j de repos pour regler nos derailleurs et vous ecrire( pas de photo pour l'instant car je rencontre des soucis avec ma carte memoire de 4 GiGa trop grosse pour les ordi argentins).
Demain, l'aventure continue et avec une nouvelle selle!
Ces villes du nord sont touristiques et animees. Tout nous parait plus riche. Paysages verdoyants, villes plus sophistiquees.
La Quebrada de Cafayate est faite de formations rocheuses gandioses et colorees.Elle nous mene par une petite remontee a cette ville reputee pour ses vignes d'altitude(1700m).
Cafayate, c'est aussi 2 j de repos pour regler nos derailleurs et vous ecrire( pas de photo pour l'instant car je rencontre des soucis avec ma carte memoire de 4 GiGa trop grosse pour les ordi argentins).
Demain, l'aventure continue et avec une nouvelle selle!
Le passage en Argentine avec Roberto.
La traversee de la cordillere ne se fera pas en velo meme si la route semble merveilleuse. Trop de cols en altitude a passer sans village ni possibilite de trouver de l'eau. Juanito emet l'idee de prendre un camion. Et en effet assez rapidement, je rencontre Roberto. Son camion est vide et il se rend a Salta. Il vient de transporter du charbon et s'en va en Argentine pour une cargaison de tabac. C'est un homme robuste et au rire detonnant qui me lance:" carga!".Aller, c'est partis: on charge les velos. Juanito s'installe cote passager et moi je me mets entre eux deux sur la banquette qui sert de lit.
Nous sommes au grand spectacle pendant 8h durant.
Tu maches des feuilles de coca agrementees de Bica pour supporter les hautes altitudes parait-il...
La musique folcklorique parle a ton coeur. Tu l'ecoutes, tu la chantes avec un large geste de la main qui s'eleve vers le ciel.
La France oui ca te parle.Montmartre...Et quand les chants de Notre Dame de Paris resonnent dans ton camion tu t'ouvres vers d'autres horizons."le monstre" de notre Dame et Esmeralda, mais oui tu ca te dit vaguement quelque chose...L'histoire t'interesse et je te l'offre avec grand plaisir.
Passer la frontiere avec toi c'est un vrai privilege. Cette route tu la connait par coeur. Les pentes, les courbes, les gens, les villages, Tu nous arretes de temps en temps tel un guide touristique. Tu pourrais presque changer de metier...
La route est longue et la coca t'empeche de manger. Ta gaite est emaillee de gravite.Il y a peu, un homme s'est tue avec son camion. Ses proches lui construisent une petite maison sur le bord de la route.
Tu t'arrete pour nourrir la Pachamama, un litre de vin rouge en offrande. Et toi aussi tu commences a prendre quelques gorgees de vodka pour tenir le coup.
La route est tellement belle que juanito propose un arret anticipe a Purmamarca. Deja on se quitte pour certainement jamais ne se revoir.
Nous sommes au grand spectacle pendant 8h durant.
Tu maches des feuilles de coca agrementees de Bica pour supporter les hautes altitudes parait-il...
La musique folcklorique parle a ton coeur. Tu l'ecoutes, tu la chantes avec un large geste de la main qui s'eleve vers le ciel.
La France oui ca te parle.Montmartre...Et quand les chants de Notre Dame de Paris resonnent dans ton camion tu t'ouvres vers d'autres horizons."le monstre" de notre Dame et Esmeralda, mais oui tu ca te dit vaguement quelque chose...L'histoire t'interesse et je te l'offre avec grand plaisir.
Passer la frontiere avec toi c'est un vrai privilege. Cette route tu la connait par coeur. Les pentes, les courbes, les gens, les villages, Tu nous arretes de temps en temps tel un guide touristique. Tu pourrais presque changer de metier...
La route est longue et la coca t'empeche de manger. Ta gaite est emaillee de gravite.Il y a peu, un homme s'est tue avec son camion. Ses proches lui construisent une petite maison sur le bord de la route.
Tu t'arrete pour nourrir la Pachamama, un litre de vin rouge en offrande. Et toi aussi tu commences a prendre quelques gorgees de vodka pour tenir le coup.
La route est tellement belle que juanito propose un arret anticipe a Purmamarca. Deja on se quitte pour certainement jamais ne se revoir.
Un clin d'oeil aux grands chenes pour ces 1000 km deja parcourus
C'est a San Pedro de Atacama que je passe les 1000 km!
C'est l'occasion pour moi de remercier tous ceux qui m'ont manifestes de la sympathie en m'offrant ce magnifique compteur velo qui trone nuit et jour sur mon velo.Et au dela de ce geste je voudrai aussi remercier tous ceux qui ont su rendre ces 7 annees de travail enrichissantes et agreables.
Ma fonction prefere est celle qui affiche simultanement la vitesse instantannee et la distance journaliere.
En descente, j'enregistre une vitesse max de 56km/h. Mais avec la remorque, attention il faut rouler droit! En montee, je me traine parfois a 6 km/h. Dans ce cas la j'evite de regarder cet ami fidel car je me demande quand est ce que je vais rattraper Juanito qui est toujours en tete.
Nos distances journalieres ne sont pas tres importantes mais vont en s'augmentant. Notre derniere etape est de 104 km ( reccord personelle pour notre petite equipe).
Hasta luego los compagneros por los 2000km!
C'est l'occasion pour moi de remercier tous ceux qui m'ont manifestes de la sympathie en m'offrant ce magnifique compteur velo qui trone nuit et jour sur mon velo.Et au dela de ce geste je voudrai aussi remercier tous ceux qui ont su rendre ces 7 annees de travail enrichissantes et agreables.
Ma fonction prefere est celle qui affiche simultanement la vitesse instantannee et la distance journaliere.
En descente, j'enregistre une vitesse max de 56km/h. Mais avec la remorque, attention il faut rouler droit! En montee, je me traine parfois a 6 km/h. Dans ce cas la j'evite de regarder cet ami fidel car je me demande quand est ce que je vais rattraper Juanito qui est toujours en tete.
Nos distances journalieres ne sont pas tres importantes mais vont en s'augmentant. Notre derniere etape est de 104 km ( reccord personelle pour notre petite equipe).
Hasta luego los compagneros por los 2000km!
San Pedro de Atacama ou SPA pour les intimes!
Du tourisme a fond les ballons.Je n'aime pas franchement. Mais s'il y a du tourisme c'est qu'il y a une raison. Allons voir de plus pres!
Tiens nos amis bretons en voiture rencontres quelques jours plus tot! Ils viennent a notre rencontre catastrophes en se demandant comment on a fait pour venir jusque la. Et bien facile, et toc...on explique.On est super frais en fait. Ici donc on decide de rayonner pendant 4 j. La vallee de la lune avec sa dune et ses formations rocheuses etonnantes. Le salar de Atacama en direction de la Laguna Chaxa avec ses flamans roses sur 2 j. Les geysers del Tatio en expedition motorisee avec un leve a 4 h du matin. On est bien content de ces petites excursions. Une fois de plus on en a plein les yeux.
Bon allez maintenant on s'en va, y a trop de Francais ici!
Mais au fait, on fait comment pour aller manger la bonne viande d Argentine?
Tiens nos amis bretons en voiture rencontres quelques jours plus tot! Ils viennent a notre rencontre catastrophes en se demandant comment on a fait pour venir jusque la. Et bien facile, et toc...on explique.On est super frais en fait. Ici donc on decide de rayonner pendant 4 j. La vallee de la lune avec sa dune et ses formations rocheuses etonnantes. Le salar de Atacama en direction de la Laguna Chaxa avec ses flamans roses sur 2 j. Les geysers del Tatio en expedition motorisee avec un leve a 4 h du matin. On est bien content de ces petites excursions. Une fois de plus on en a plein les yeux.
Bon allez maintenant on s'en va, y a trop de Francais ici!
Mais au fait, on fait comment pour aller manger la bonne viande d Argentine?
Le creux du voyage
Comme une vague qui s'echoue sur la plage et se retire, mon ame se languit.
Nous quittons les montagnes, nous rencontrons la panamericaine et ses gros camions. Et cette route qui va vers Calama toute droite dans un desert sans chagement entouree de gros pillonnes electriques. Et ce tourisme avec ces montagnes de pulls et ses agences de voyages comme a san pedro par ex...Et puis ma selle me fait mal aux fesses.
Il faut retrouver un nouvel elan. Ensemble nous recallons les choses.Nous decidons de prendre notre temps sur les lieux qui en valent la peine et pour le reste on utilise le charme de vero pour trouver un transport! Et ca marche surtout parce que les Chiliens sont vraiment tres gentils.
C'est ainsi que
-Nous allons de Cuya a Iquique en bus.
-Un pick up conduit par des geographes nous aident sur 50 km entre Tocopilla et le croisement avec la panam.
-Puis nous reprenons un bus environ 80 km avant Calama pour atteindre San Pedro de Atacama.
Et voila la recette, c'est reparti!
Nous quittons les montagnes, nous rencontrons la panamericaine et ses gros camions. Et cette route qui va vers Calama toute droite dans un desert sans chagement entouree de gros pillonnes electriques. Et ce tourisme avec ces montagnes de pulls et ses agences de voyages comme a san pedro par ex...Et puis ma selle me fait mal aux fesses.
Il faut retrouver un nouvel elan. Ensemble nous recallons les choses.Nous decidons de prendre notre temps sur les lieux qui en valent la peine et pour le reste on utilise le charme de vero pour trouver un transport! Et ca marche surtout parce que les Chiliens sont vraiment tres gentils.
C'est ainsi que
-Nous allons de Cuya a Iquique en bus.
-Un pick up conduit par des geographes nous aident sur 50 km entre Tocopilla et le croisement avec la panam.
-Puis nous reprenons un bus environ 80 km avant Calama pour atteindre San Pedro de Atacama.
Et voila la recette, c'est reparti!
La fete des morts
Nous assistons de loin a la fete des morts au Chili. Ici on decort les tombes autant qu'on peut. Petit magasin et buvettes sont dans les cimetieres. On fait la fete: on boit on rit avec les morts! A la messe qui precede le jour j, Patricio invite les fideles a citer les noms de tous nos chers disparus.Chacun enumere a son tour et a haute voix le nom des defunts tel une priere qui sort du fond de nos entrailles.
La cote pacifique
D'Iquique a Tocopilla, nous roulons entre l'ocean et la cordillere cotiere deserique.
La route est vallonnee et nous avacons avec un vent de travers qui vient de l'ocean. Nous roulons cote a cote pour se relayer contre le vent.
Les quelques villages de pecheurs que nous croisons nous racontent leur difficultes de vivre. Ils manquent cruellement d'eau potable devant cette immensite salee. Tout le long de la cote l'eau vient de d'Iquique par camion citerne. Ils sont ravitailles tous les mois mais parfois le camion ne vient pas. Pero la gente nos da la aguacita preciosa y no quiere que pagamos. D'autre part les quelques usines installees sur la cote deversent leurs produits toxiques et rendent la peche mediocre. Des lois, oui il en existe mais la corruption est plus forte. Alors la population cotiere survie en ramassant des algues par camion entier et en recoltant les fiantes de ces grands oiseaux noirs survolant les cotes par millier. Les roches au loin sont maculees de blanc sur leur sommet mais en realite il s'agit d'un precieux engrais.
La route est vallonnee et nous avacons avec un vent de travers qui vient de l'ocean. Nous roulons cote a cote pour se relayer contre le vent.
Les quelques villages de pecheurs que nous croisons nous racontent leur difficultes de vivre. Ils manquent cruellement d'eau potable devant cette immensite salee. Tout le long de la cote l'eau vient de d'Iquique par camion citerne. Ils sont ravitailles tous les mois mais parfois le camion ne vient pas. Pero la gente nos da la aguacita preciosa y no quiere que pagamos. D'autre part les quelques usines installees sur la cote deversent leurs produits toxiques et rendent la peche mediocre. Des lois, oui il en existe mais la corruption est plus forte. Alors la population cotiere survie en ramassant des algues par camion entier et en recoltant les fiantes de ces grands oiseaux noirs survolant les cotes par millier. Les roches au loin sont maculees de blanc sur leur sommet mais en realite il s'agit d'un precieux engrais.
Les villages Aymaras ou l'epreuve de la piste!
Pour ne pas redescendre par la meme route, a Zapuira nous bifurcons vers une piste qui va nous faire decouvrir des villages paysans.Nos paramos a Chapiquina, Lupika, Ticnamar y Codpa. A notre arrivee vers 16h ces sympathiques villages sont deserts.En cherchant bien on trouve ici ou la une vielle dame titubant ou une travailleuse trop affairee pour comprendre nos attentes.Ici pas de tourisme, uniquement de la labeur et de l'absence.Les terres sont cultivees en terrasse en dehors du village et bien souvent certains sont partis plusieurs jours a Arica pour les affaires.Malgre tout nous faisons de merveilleuse rencontre encore.A lupika, une famille nous permet de planter la tente derriere leur maison. Nous partageons ensemble un repas fort sympathique. Ce couple accueille le meme jour un etudiant des EU. Il vient passer 1 semaine d'immersion dans le cadre de ses etudes de sociologie. A Ticnamar, c'est Patricio, un pretre missionnaire qui nous loge.Telle une parabole d'evangile, je partage en echange le peu que nous avons: une pomme, un bout de pain et de fromage partage en trois. Gracias a ti Patricio por tu alegria de vivir et los momentos pasados comjunto.Le lemdemain Juanito s'envole avec de l'eau benite sur le front. Allons nous arriver a le convertir?...
Cette errance aura ete aussi pour nous une vraie epreuve physique et materielle. La piste ressemble en effet a une tolle ondulee et de surcroit ne cesse de monter et de descendre. Ce n'est qu'apres Ticnamar que nous perdons de l'altitude. Pendant 3 j nous restons a 3500 m d'altitude dans la precordillere.Nos velo s'affirme comme de veritables montures. Rien ne casse malgre les forte secousses. Ma remorque est merveilleuse. L'amorti assure par le plateau en bois tiens ses promesses. Juanito doit faire quelques adaptations sur ses saccoches.Quand nous arrivons a Codpa, nous sommes globalement satisfait et surtout emerveilles de ces paysages desertiques traverses apres Ticnamar.
Cette errance aura ete aussi pour nous une vraie epreuve physique et materielle. La piste ressemble en effet a une tolle ondulee et de surcroit ne cesse de monter et de descendre. Ce n'est qu'apres Ticnamar que nous perdons de l'altitude. Pendant 3 j nous restons a 3500 m d'altitude dans la precordillere.Nos velo s'affirme comme de veritables montures. Rien ne casse malgre les forte secousses. Ma remorque est merveilleuse. L'amorti assure par le plateau en bois tiens ses promesses. Juanito doit faire quelques adaptations sur ses saccoches.Quand nous arrivons a Codpa, nous sommes globalement satisfait et surtout emerveilles de ces paysages desertiques traverses apres Ticnamar.
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